INVESTIR DANS LES SUPPORTS IMMOBILIERS
INVESTIR DANS LES SUPPORTS IMMOBILIERS

Immoral mais ingénieux et rémunérateur.

Quels en ont été les mécanismes ?

 

L'analyse révèle qu'ils sont au nombre de deux bien distincts.

Celui des SCPI classiques.

Celui des SCPI fiscales.

 

1. Dans les SCPI classiques - et d'autant plus fort qu'elles sont grosses - ce sont les blocs de voix - entités relevant de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, comme les assureurs par exemple - qui font l'élection.

 

Le nombre de voix qu'ils détiennent, qui n'ont été assortis nulle part de restrictions statutaires raisonnables, leur permettent de sélectionner qui leur va bien pour composer les conseils de surveillance.

 

Ils le font en général au bénéfice de personnes qu'ils connaissent, qui leur ont fait depuis longtemps allégeance et qui deviennent des habitués. des habitués qu'ils sélectionnent, élection après élection : des "habitués sélectionnés".

 

Le résultat est donc que ces blocs de voix sont très bien représentés dans les conseils de surveillance, tandis que la plupart des autres associés n'y ont aucun représentant (c'est le cas par exemple des animateurs du présent site).

 

Par ce mécanisme pervers - légal à ce jour mais illégitime et pervers - le conseil de surveillance perd la vocation principale qu'à voulu lui conférer le légismlateur : le pluralisme.

 

2. Dans les SCPI fiscales, il s'agit de tout autre chose. 

 

Au moment de leur création, la société de gestion doit assurer la composition d'un conseil de surveillance initial, dit fondateur.

 

Tout comme l'ont fait, avec le temps, les blocs de voix dans les SCPI classiques, elles se tournent "spontanément" vers des personnes qui leur ont depuis longtemps prouvé qu'elles seront d'autant moins dérangeantes qu'elles sont là pour servir leur propre intérêt personnel et non pas celui des associés.

 

Sélectionnés de manière différente mais dans le même objectif : servir préférentiellement ceux à qui ils font allégeance en retour d'une gratification substantielle - sans cesse davantage cumulée - sous la forme d'allocation et de frais, réels ou prétendus. 

 

Faisons l'histoire courte : on retrouve les mêmes personnages, les habitués sélectionnés et la connivence complaisante.

 

A la différence qu'elle s'établit ici entre la société de gestion et les habitués alors qu'elle l'était entre ces derniers et les blocs massifs de voix qui caractérisent aujourd'hui - malheureusement - les SCPI classiques. 

 

Mais une autre connivence se révèle de manière spécifique dans ces SCPI fiscale.

La connivence entre bénéficiaires.

Qui s'avèrent chasser en meute et ne pas se dévorer entre eux.

 

Bien au contraire - quoiqu'ils puissient penser les uns des autres en réalité - ils se renvoient l'ascenseur chargé de victuailles.

 

Car pour ces personnes, les avantages sont le mobile-clé.

La morale reste faite pour amuser les idéalistes.

 

Les romans policiers ont caractérisé de multiple manière de tels groupes de personnes. Inutile d'insister ici.