INVESTIR DANS LES SUPPORTS IMMOBILIERS
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Bout de la route ou chant du cygne ?

=> Non éligibles au prélèvement libératoire forfaitaire sur les revenus ("flat tax" à la française) et relevant de l'IFI, les SCPI et les OPCI sont-ils parvenus au bout de la route ?

 

La question se pose d'autant plus crument que les SIIC sont pour leur part bénéficiaires des deux allègements fiscaux conjugués - revenus et IFI - alors qu'elles étaient déjà plus fiables (*) et de maniement plus souple (**).

 

(*) : Elles travaillent avec leur argent et non pas avec celui des autres. Cela responsabilise tout autrement et produit une différence  notoire d'effet à l'arrivée.

 

(**) : Outre une fiscalité accomodante sur les revenus, un aller-retour sur une SIIC, une foncière ou plus généralement une action, ne coûte que quelques euros contre de gros pourcentages s'agissant des OPCI ou SCPI.

De plus, pour la plupart des épargnants - s'ils ne possèdent pas 5% ou plus de la société ! - les SIIC ont été placées hors du champ de l'IFI

  

=> Nous soulevons d'autant plus volontiers la question d'un possible, si ce n'est probable, chant du cygne, que nous sommes de ceux qui peuvent se targuer d'avoir sauvé les SCPI en 2005 (en fait durant la période 2004 - 2006), quand elles étaient promises à l'extermination par les OPCI concoctés par "la profession".

OPCI alors présentés aux pouvoirs publics - et au public tout court à coup de coûteuse publicité - comme produits prétendument miracles.

 

On lisait et entendait alors des slogans tels que :

"SCPI+" alias "l'immobilier mobile et liquide" dans la grande lignée de la pierre philosophale, de la mémoire de l'eau et des avions renifleurs.

Observons plus prosaïquement qu'aucune n'a pour finir été transformée et que même les institutionnels se sont résolus à les maintenir. 

 

Nous sommes également de ceux qui ont contribué à préserver dans les SCPI, lors des nouvelles passes d'arme de 2013 et 2014, les facultés statutaires indispensables à leur bon contrôle alors que "la profession" visait à achever d'en dénaturer l'équilibre originel.

Celui des pouvoirs respectifs accordés par le législateur au gérant et aux personnes gérées.

 

=> Du point de vue d'un épargnant ou d'un petit investisseur privé, les OPCI - quelle qu'en soit la forme (***) - n'ont jamais trouvé de  raison d'être. Ils restent des artefacts pour compagnies d'assurance. 

 

Que leur distribution dans le public soit désormais promise à la régression n'arrachera des larmes à personne, ces supports étant, pour le public, médiocres et possiblement dangereux par construction.

 

(***) : S'agissant du FPI, support intrinsèquement dangereux en raison de la perte de tout moyen de contrôle, il est évidemment surclassé par la SCPI (aussi détériorée quelle puisse être depuis janvier 2014). S'agissant de la SPPICAV, elle ne soutient sur aucun plan la comparaison avec la SIIC.

 

La SCPI pour sa part pourra conserver un intérêt dans un financement à crédit, jusqu'à ce que complètement payée, elle puisse être revendue au profit d'un remploi des fonds via les SIIC.

Bout de la route ou chant du cygne peut-être pas complètement. Marginalisation progressive, probablement. 

 

Attendons avec intérêt l'argumentation commerciale de "la profession".