INVESTIR DANS LES SUPPORTS IMMOBILIERS
INVESTIR DANS LES SUPPORTS IMMOBILIERS

Quel rapport avec l'immobilier ?

Il est très direct. Nous y reviendrons après avoir pris en compte quelques témoignages ou commentaires (que certes on ne peut pas considérer sans recul mais qu'on ne peut pas éluder non plus).

1. Selon Carlos Tavares, le président de PSA :

 

"Le monde est fou. Le fait que les autorités nous ordonnent d'aller dans une direction technologique, celle du véhicule électrique, est un gros tournant.

 

Je ne voudrais pas que dans 30 ans on découvre quelque chose qui n'est pas aussi beau que ça en a l'air, sur le recyclage des batteries, l'utilisation des matières rares de la planète, sur les émissions électromagnétiques de la batterie en situation de recharge?

 

Comment est-ce que nous allons produire plus d’énergie électrique propre ?

 

Comment faire pour que l’empreinte carbone de fabrication d’une batterie du véhicule électrique ne soit pas un désastre écologique ?

 

Comment faire en sorte que le recyclage d’une batterie ne soit pas un désastre écologique ?  

     

Comment trouver suffisamment de matière première rare pour faire les cellules et les chimies des batteries dans la durée ?

 

Qui traite la question de la mobilité propre dans sa globalité ?

 

Qui aujourd’hui est en train de se poser la question de manière suffisamment large d’un point de vue sociétal pour tenir compte de l’ensemble de ces paramètres ?

 

Je m'inquiète en tant que citoyen, parce qu'en tant que constructeur automobile, je ne suis pas audible.

Toute cette agitation, tout ce chaos, va se retourner contre nous parce que nous aurons pris de mauvaises décisions dans des contextes émotionnels."

 

2. Selon Stéphane Lhomme, directeur de l’Observatoire du nucléaire, en résumant un propos synergique de celui de Carlos Tavares (sans constituer une citation) : 

 

. Le cycle de vie d’un véhicule électrique le rend aussi polluant qu’un véhicule thermique. Le subventionner n’a pas de sens.

 

. La fabrication des batteries est tellement émettrice de gaz carbonique (CO²) qu’il faut avoir parcouru de 50 000 à 100 000 km en voiture électrique .... pour commencer à être moins producteur de CO² qu’une voiture thermique.

Soit 15 à 30 km par jour, 365 jours par an, pendant 10 ans.


3. Selon Daniel Roland, de l'AFP (propos également synergique des deux précédents, sans constituer non plus une citation et en en retenant l'esprit) :

 

. Contrairement à ce que croient la plupart des gens, soumis à une propagande continuelle des politiques et des industriels, la voiture électrique n’est pas plus vertueuse pour le climat que la voiture thermique, essence ou diesel.

Ce sont les conclusions d’une étude, déjà ancienne, de l’Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie (Ademe).

 

. Le révèlent, pour la période 2012 à 2020, les bilans énergétiques, les émissions de gaz à effet de serre et les autres impacts environnementaux induits par les filières respectives des véhicules électriques et des véhicules thermiques.

Sachant que les voitures électriques sont essentiellement utilisés lors de trajets courts, le kilométrage nécessaire pour les estimer « vertueux » ne sera probablement jamais atteint.

 

. De plus, tout le gaz carbonique (CO²) émis dans l’atmosphère par une voiture électrique l'est avant même que ne soit parcouru le moindre kilomètre.

 

. Il n'est pas exact de prétendre que les véhicules électriques n’émettent pas de particules fines puique si elle n'ont pas un pot d’échappement, elles utilisent comme les autres des pneus, des freins et usent les revêtements routiers.

 

. Au final, si on prend en compte la question à grande échelle des batteries, la voiture électrique n’est pas substantiellement plus écologique que la voiture thermique. L’argent public consacré à son développement est-il justifié, alors qu'il s’agit de sommes très importantes ?   

Que dire d'un plan d’installation de 7 millions de bornes de rechargement à environ 10 000 euros pièce, soit un cout d’environ 70 milliards d’euros ?

Les élus de petites communes vont-ils sacrifier au rite pour s’offrir une borne ?

 

. Le bonus « écologique » à l’achat d’une voiture électrique dépasse 10 000 € par véhicule, souvent complété par une prime de la région.

La quasi-totalité des acheteurs sont des ménages aisés puisque ces véhicules sont chers. L’argent de tous n'est-il pas offert aux moins nécessiteux ?

 

. Au pays de l'électricité à 80% nucléaire, ne s'agit-il pas d'épauler cette dernière puisque la quasi-totalité des bornes de rechargement sont raccordées au réseau électrique ordinaire ?

Les certificats de bonne conduite mis en avant pour Autolib (Paris), Bluecub (Bordeaux) ou Bluely (Lyon) selon lesquels les énergies renouvelables assureraient les recharges ne sont-ils pas un habile raccourci ?

 

. N'est-ce pas jouer sur les mots puisque l’électricité utilisée est la même partout (même si les énergies renouvelables peuvent être considérée comme y contribuant de manière équivalente - et marginale - aujourd'hui) ?

 

. Ne s'agit-il pas d'une manière de jouer sur l'émotion d'un public non averti des contraintes techniques liées au stockage de l'électricité ? 

Pourquoi ne pas lui rappeler non plus qu'il n'existe pas que des voitures mais aussi des camions, des autocars, des tracteurs agricoles, des avions et des navires ?

 

. Prenant pour seuls exemples ces derniers, les données de l’industrie maritime ne montrent-elle pas qu'en raison de la taille des moteurs et de la nature de leur carburant, les quarante plus gros navires-cargos et porte-conteneurs du monde polluent autant que l’ensemble des 760 millions d’automobiles de la planète ?

 

. Si la protection de l'environnement est un critère à prendre en compte, est-il raisonnable de délocaliser des usines en Asie pour des produits consommés en Europe avec nécessité d eles transporter à grand coup de polution ?

Or, 100 000 navires sillonneraient les mers, dont 17 500 tankers et 3 500 gros porteurs.

La flotte de plaisance française comporte environ 500 000 unités dont 5 000 de plus de 60 mètres, avec une consommation moyenne d'environ 900 litres de fuel à l'heure en déplacement.

Le rapport avec l'immobiler dans tout ça ?

 

Ne s'agirait-il pas (ou ne s'agira-t-il pas) d'équiper les immeubles en bornes de recharge et ne s'agirait-il pas (ou ne s'agira-t-il pas) de stigmatiser ceux qui ne le seraient (seront) pas, sans vérification véritable de la pertinence réelle d'un tel équipement ?

 

La question est seulement soulevée, au travers d'un septicisme conservatoire ne prétendant pas encore s'ériger en conclusion