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Tous partis au loin après l'adoption des 75% ?

Une conclusion de bon sens s'impose d'emblée : la taxe à 75% annoncée à grand renfort de discours apparemment déterminés à l'orée du précédent quinquennat n'aurait pu faire fuir que des riches mal informés ou crédules,  puisqu'elle n’a jamais pris effet.

 

L'exécutif actuel assure ne pas croire qu'un matraquage fiscal des riches puisse conduire à la richesse de la France.

Le président actuel n'a pas manqué de rappeler ce qu'il considère comme une erreur du précédent quinquennat. Citation :

 

«Il y a cinq ans, mon prédécesseur a augmenté massivement l’ISF, il a créé une taxe à 75% pour celles et ceux qui gagnaient plus d’un million. Est-ce que ça a rapporté beaucoup d’argent ? On disait des chiffres mirifiques. Non ! Pourquoi ? Parce que les gens qui réussissaient, ils sont partis !»

 

Il est exact que son prédécesseur avait brandi, lors d’un meeting en février 2012, la promesse de taxer à 75% les revenus (et non pas le patrimoine) au-delà d’un million d’euros annuels.

 

Observons que cette taxe n'aurait pas été, comme présenté recemment de façon inexacte, une augmentation massive de l’ISF mais une majoration de l'impôt sur le revenu (ce qui, pour rester un impôt, est très différent).

 

Observons également que si elle n’a pas rapporté grand chose, ce n’est pas parce qu’elle autait fait fuir les riches mais parce qu’elle n’a jamais été mise en place. Ne parlons même pas de l'opinion qu'en avaient les footballeurs professionnels et les stars de cinéma.

Le Conseil constitutionnel, jugeant la taxe confiscatoire l'a invalidée en décembre 2012, sept mois après l'élection présidentielle.

 

Une alternative, très éloignée du dispositif initial, a alors été présentée.

Elle consistait, pour les salaires supérieurs à 1 million d’euros, à créer une «contribution exceptionnelle de solidarité», payée non par les intéressés mais par leurs entreprises. 

 

Dès octobre 2014, le premier ministre de l'époque a annoncé la disparition de la taxe au début 2015, après qu'elle a rapporté seulement 200 millions d’euros environ et en moyenne, au cours des années 2014 et 2015 où elle a été collectée.

 

Au bilan, on peut raisonnablement douter, comme soutenu aujourd'hui, qu’elle ait fait les riches contribuables, puisque pendant une courte période, c’est exclusivement les entreprises qu’elle a affectées.