INVESTIR DANS LES SUPPORTS IMMOBILIERS
INVESTIR DANS LES SUPPORTS IMMOBILIERS

Investissements aux Pays-Bas

Où, ailleurs, hors de France ?

 

Quels que puissent être les discours, de telles interventions sont-elle raisonnables pour une SCPI où celui qui décide n'amène pas l'argent et n'assume pas les éventuelles conséquences ?

 

Le "costume" SCPI, conçu il y a une cinquantaine d'années, est-il taillé pour cette sorte de défilé ?

 

Si l'intervention n'est pas marginale, comment les associés peuvent-ils exercer leur contrôle s'agissant de domaines d'exploitation sur lesquels ils n'ont aucun repère sérieux ?

 

Si l'intervention reste marginale, le jeu vaut-il la chandelle de se disperser ?

 

Au contraire d'une foncière (SIIC ou autre) ceux qui prennent le risque - les associés - n'en décident pas et ne peuvent en mesurer la pertinence qu'après que les conséquences deviennent irréversibles. 

 

N'est-ce pas déjà répondre que de soulever la question ?

Sans livrer, bien entendu, la moindre recommandation, observons les discours des gérants de deux SCPI notoires, l’une récente et l’autre « quasi historique » concernant les investissements qu’ils ont réalisés en Hollande avec l’argent apporté par les associés.

 

La société de gestion de CORUM observe (BTI du 2ème trimestre 2017) que le marché immobilier aux Pays-Bas s’est tendu. Citation partielle de l’éditorial du président de la société de gestion :

 

 «Les Pays-Bas en sont la meilleure illustration. Quand CORUM a commencé à investir aux Pays-Bas il y a 3 ans, les investisseurs étaient rares : comparativement aux autres pays européens, le marché immobilier était resté en bas de cycle suite à la crise financière de 2008. CORUM y a saisi de nombreuses opportunités, avec une concurrence très faible.

Les Pays-Bas représentent aujourd’hui 36% du patrimoine de CORUM.

Mais l’activité de CORUM aux Pays-Bas n’est pas passée inaperçue et les investissements réalisés ont attiré la convoitise d’autres investisseurs, notamment français. Ces investisseurs aux poches pleines « contaminent » progressivement le marché immobilier néerlandais en faisant monter les prix ».

 

 Sans s’attarder sur la « modestie » (et le « réalisme ») du propos, notons toutefois que le (présumé) fromage de Hollande constitue aujourd’hui plus du tiers du patrimoine de la SCPI.

 

Son conseil de surveillance est-il constitué d’un tiers de Néerlandais ? Sinon, pourquoi (ne serait-ce pas la logique) ? Si oui, quelle est la langue officielle du conseil ?

D'autant que la SCPI a aussi investi (dans des proportions plus modestes, il est vrai) en Slovénie et, depuis peu, en Estonie.

 

Concédons-le : pour le moment, l'ensemble de ce dossier nous inspire une très circonspecte curiosité., doublée d'une observation : ne vaudrait-il pas mieux évoluer d'abord en SPPICAV puis plus tard en SIIC ?

 

De son côté, le rapport annuel 2016 d’IMMORENTE (publié pour l’Assemblée Générale 2017) mentionne, à propos des Pays-Bas :

 

"Les  volumes  d’investissement  en immobilier d’entreprise ont atteint 10,0 milliards d’euros en 2016. Ils retrouvent leurs niveaux d’avant crise (2006-2007) après avoir chuté entre 2008 et 2013 (entre 3,5 et 5,5 milliards d’euros)."

 

Le premier investissement d’IMMORENTE en Hollande date de 2014. Il est donc antérieur au premier investissement de CORUM, un an plus tard, dans ce pays, sans que, bien entendu, ce dernier fournisse plus d’un tiers du patrimoine de la première comme de celui de la seconde.

 

Sachant que les foncières hollandaises sont de réputation mondiale et bien entendu actives sur leur propre marché en offrant toutes les garanties de compétence et de liquidité, aller les concurrencer est-il bien la vocation de SCPI françaises, même de capitalisation élevée ?

 

Au risque de se répéter, la « formule » SCPI est-elle adaptée pour cela ?

 

Il n’est pas interdit de rester dubitatif en attendant le jugement de l’histoire.